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Explication et justification
Se tromper n’est pas une faiblesse - c’est une condition préalable au développement.
Mais nous vivons dans une culture de l’infaillibilité, où reconnaître une erreur n’est pas considéré comme une expression d’intégrité, mais comme une fin de carrière, une perte de réputation ou un aveu de culpabilité.
Cette peur de l’erreur entraîne un silence collectif.
Ce n’est pas la vérité qui règne - mais la peur de s’être trompé.
La règle suivante s’applique :
Seul celui qui a le droit de se tromper peut apprendre.
Seul celui qui peut reconnaître et admettre ses erreurs peut corriger.
Seul celui qui peut parler ouvertement de ce qu’il ne sait pas peut rechercher ensemble la vérité.
Pourquoi l’erreur doit être reconnue
- La vérité est un chemin - pas une possession. Elle se construit par essais et erreurs, par échanges, par corrections.
- La science, la médecine, les médias et la politique opèrent dans l’incomplétude. L’erreur n’est pas une honte, mais une composante inévitable de toute connaissance.
- Une gestion ouverte de l’erreur crée la confiance.
Un médecin qui reconnaît une erreur fait preuve de responsabilité - pas de faiblesse.
Un homme politique qui révise sa position fait preuve de maturité - pas d’incertitude.
Un journaliste qui se corrige publiquement fait preuve de crédibilité - pas d’échec. - Lorsque l’erreur est bannie, une culture de l’autocensure se développe.
Les gens évitent ce qui les rend vulnérables - et c’est ainsi que meurt tout véritable débat.
Le résultat n’est pas une vérité, mais une idéologie de l’infaillibilité.
« Une erreur que l’on reconnaît et que l’on ne corrige pas est une deuxième erreur ».
(attribué à Bouddha)
Ce principe est universel : ce n’est pas l’erreur qui pose problème - mais le fait de persévérer dans l’erreur par orgueil, par peur ou par calcul.
Les conséquences d’une société hostile aux erreurs
- Les politiciens défendent des décisions erronées avérées juste pour sauver la face - même si des millions en souffrent.
- Les journalistes refusent de corriger leur désinformation - parce qu’ils ne veulent pas « aider les mauvaises personnes ».
- Les médecins et les scientifiques s’en tiennent à des thérapies erronées - parce que la révélation d’une erreur aurait des conséquences professionnelles et juridiques.
So entsteht ein System der Unverantwortlichkeit – ein Regime der Behauptung, in dem Irrtum nicht nur vermieden, sondern unsichtbar gemacht wird.
Die Wahrheit wird zur Taktik.
Und der Irrtum zum Tabu.
L’inversion morale
Celui qui se trompe est méprisé.
Celui qui ne se corrige jamais est admiré.
Celui qui met en garde tôt et différencie plus tard est présenté comme inconstant.
Mais celui qui s’en tient à des estimations erronées parce que c’est « politiquement intelligent » est considéré comme cohérent.
Ainsi, ce ne sont pas le discernement et la volonté d’apprendre qui sont récompensés - mais l’obstination, le dogmatisme et la conservation du pouvoir.
Notre point de vue
Nous2030 dit
- Tout homme - même celui qui exerce les plus hautes responsabilités - a le droit de se tromper.
Mais il a aussi le devoir de corriger ses erreurs. - Nous demandons une culture de la sincérité plutôt que des rituels d’infaillibilité.
- La véritable grandeur ne se manifeste pas dans le fait d’avoir raison - mais dans le fait de penser différemment.
- Si l’on veut la vérité, il faut accepter l’erreur.
- Interdire l’erreur, ce n’est pas vouloir la connaissance - mais la domination.
C’est pourquoi nous défendons le droit à l’erreur - comme signe d’humanité, de responsabilité, d’agilité intellectuelle.
Car ce n’est que là où l’erreur est permise que la vérité authentique peut croître.
Tout le monde a le droit de se tromper - y compris les médecins, les journalistes et les hommes politiques.
Ceux qui ne l’admettent pas ne cherchent pas la vérité - mais le pouvoir.


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